le meilleur restaurant de la région stéphanoise
En 1805, Henri Louis PERNOD s'installe à PONTARLIER et fonde la première distillerie PERNOD qui connaît dans un premier temps un succès local.
En 1830, l'absinthe part avec les militaires à la conquête des territoires d'outre-mer. Elle sert à assainir l'eau souvent douteuse, et protège ainsi les soldats des dysenteries inévitables. A leur
retour d'Algérie, attablés aux cafés des grands boulevards, ils continuent à déguster le breuvage auquel ils ont pris goût dans les sables du désert. Les troupes coloniales envoyées en Afrique du Nord découvrent en masse les vertus médicinales de l’absinthe et la puissance
implacable de cet alcool à 68° mélangé délicatement à de l’eau. Au retour, les soldats qui ont pris habitude de l’absinthe diffusent la bonne parole.

Très vite, la demande sans cesse croissante fait
éclore les distilleries un peu partout en France. Toutes les couches de la société apprécient et consomment cette boisson. Les artistes, toujours friands de sensations fortes, s’en emparent. Le
mythe est en route.
En 1865, le vignoble français subit de plein fouet l’attaque du phylloxéra (parasite de la vigne). La production de vin chute
de trois quarts. L’absinthe qui jusqu’alors était distillée sur base d’alcool de vin (distillation du jus et non du moût) cherche d’autres bases alcooliques. La betterave offre un alcool neutre
et stable. L’absinthe survivra et surpassera le vin en terme de production et de consommation jusqu’à devenir l’alcool numéro UN aux abords du siècle
nouveau.
Le vignoble guérit de son mal
et pour des raisons commerciales, part en guerre contre l’absinthe fédérant par là même les ligues anti-alcooliques et de moralité… en ce début XXème, l’absinthe est un bouc émissaire désigné et
lourdement touché.
Par décret en 1915 :
« Toute culture, travail ou publicité sur l’absinthe sont rigoureusement interdits. ». Seule la Suisse, dans la plus grande illégalité, continuera de produire sa «bleue». Quant a la
société PERNOD, elle produira, jusqu’en 1965,à Taragone en Espagne, son absinthe. Mais la frontière restera infranchissable.
A partir de ce moment là, la réalité
fait place au mythe, l’image des artistes maudits, assoiffés d’inspiration et pris de visions hallucinatoires, prend le pas sur l’originalité et la subtilité gustatives de cette prodigieuse
boisson, pour toujours et à jamais synonyme de liberté.

Il y a en effet autant de manière de consommer l’absinthe qu’il y a de buveurs d’absinthe : chacun la transforme à son
goût, la boit légère ou forte, sucrée ou pas.
A ce jour et depuis plus de dix ans, toutes les investigations et analyses scientifiques nous apportent la même réponse : pas plus toxique qu’un Pastis et non hallucinogène. Il ne s’agit donc pas
d’une drogue, mais d’un alcool fort, à boire avec simplicité dans la convivialité.

En 1999, date de la ré-autorisation, plusieurs absinthes dites macérées, c’est-à-dire assemblées à partir de plantes d’absinthes macérées, font leur réapparition, suivies par les absinthes
distillées sous l’impulsion de François GUY et par plusieurs générations d’absinthes maintenant reconstituées à partir des mêmes bases qu’au tout début.
La Maison du Pastis produit à ce jour : « une
blanche » absinthe primée en octobre 2005,Cuillère d’Argent
aux ABSINTHIADES de PONTARLIER . « une verte » et une
ABSINTHE
MARSEILLAISE
a savoir, une absinthe déjà distillée à partir de badiane et de réglisse, réel chaînon manquant entre les absinthes jurassiennes et ce qui deviendra par la suite le PASTIS
marseillais.